Punta de Teno, le phare du bout du monde.

12/07/16 : suite à l' effondrement de la route sinueuse , l’accès est momentanément interdit au public Punta de Teno est un de mes end...

10 oct. 2010

LE PIN CANARIEN : Un pacte avec le feu

El Pinar (Forêt de pin) de Tenerife au lendemain de l'incendie.
Photo : Raquel Marin
Le 30 juillet 2007 au matin, avec des pointes dépassant les 40º, les températures battent des records de chaleur dans l’archipel des Canaries.

Le vent de nord-est balaye les îles en de violentes rafales qui augmentent la sensation de sècheresse, l’air est irrespirable.

Depuis 3 jours déjà, l’île de Gran Canaria est la proie des flammes. De bien tristes reportages font la Une des journaux locaux et nationaux : un des plus grand « pinar » (forêt de pins) de l’île se réduit en cendres au fil des heures, le carnage durera jusqu’au 1er août.

30/07/2007 Photo satellite : incendies simultanés sur Tenerife et Gran Canaria.

A la mi-journée, à Los Campeches (Commune de los Realejos), ce qui reste à ce jour comme le plus grand incendie, de mémoire de « tinerfeño » contemporain, vient de se déclancher sur le versant nord de l’île de Tenerife.

En 48h, attisé par la violence du vent, un feu incontrôlable va parcourir une distance de près de 78kms entre le nord et le sud-ouest de l’île, en contournant le massif montagneux. Rien n’arrête les flammes qui dévorent la couronne forestière jusqu’aux frontières du Parc National du Teide, et ravagent habitat rural, fermes, cultures et espaces naturels protégés sur leur passage. Rien ne sera épargné, pas même le célèbre site au relief accidenté de Masca, niché au cœur de sa verdoyante palmeraie.

Los Realejos, La Orotava, San Juan de la Rambla, La Guancha, Icod, Garachico, El Tanque, Santiago del Teide, Guía de Isora…au total, 10.000 personnes sont évacuées, et plus de 15.000 hectares de zone forestière et de terres calcinées.

Lorsqu’enfin le nuage de cendres qui obscurcit le ciel depuis deux jours s’estompe, sur des kilomètres et des kilomètres de routes et des sentiers de randonnée, c’est la désolation.


Merci à France de Tenerife Autrement pour le texte et Raquel Marin pour les photos.

Liens d'intérêt : 

10 commentaires:

  1. Le feu est toujours terrible et quand il fait chaud et que la végétation est sèche... c'est pourquoi il faut en effet dire "chic la pluie" même quand on est en vacances et que ça va modifier son emploi du temps...

    RépondreSupprimer
  2. Ce 30 juillet 2007 et les mois qui suivirent sont longtemps restés pour moi la période la plus triste, pour ne pas dire la plus
    déprimante et remplie de colère de ma vie à Tenerife. D'ailleurs,j'ai failli plier bagages : un peu comme si l'on avait ravagé mon habitat naturel que sont les forêts,les sentiers, le souffle du vent dans les branches des pins, des bruyères, et des laurisilvas. 15.000 hectares de cendres et de forêt carbonisée oú ne résonne plus un chant d'oiseau,c'est énorme, surtout sur le territoire d'une île.

    Jusqu'à ce que moins de 6 mois plus tard,alors qu'un petit matin de décembre je traversais ces étendues désolées de silhouettes calcinées oú une horrible odeur de charbon de bois me nouait toujours le coeur de tristesse, un je-ne-sais-quoi dans l'air a attiré mon attention.

    J'ai garé mon vieux tacot sur le bas côté, et me suis approchée des pauvres troncs et des branches noircis,enveloppés de tiède brume atlantique. Et là ce que j'ai vu...3 ans plus tard je n'en reviens toujours pas!
    (La suite au second chapitre de cet article ;0)

    RépondreSupprimer
  3. FRANCE : M'enfin !tu te lances dans les articles "à rebondissement" ? ;-)! J'attends la suite avec impatience pour savoir ce qui t'a redonné foi en Ténérife !

    ... Je dirais si je devais deviner que tu as vu une jeune pousse signe de vie dans cette désolation ?

    RépondreSupprimer
  4. HENRY : Hahahah!!... Oui !! Suspens !!!...pour maintenir en haleine les futurs voyageurs qui en ce lundi matin ont du mal à démarrer une nouvelle semaine derrière leurs écrans... J'en vois quelques uns qui bâillent et somnolent encore là dans les coins ! ;0)

    RépondreSupprimer
  5. TOUJOUR POUR HENRY : Tu brûles, tu brûles !!! (c'est le cas de le dire!) avec ta "jeune pousse" ! Ci- aprés, un petit poème tricoté quelques jours aprés ma découverte (sauvé de l’oubli par Copine Sol dans la rubrique Le Coin de Poètes oú vos productions poétiques sont les bienvenues !). Il est en espagnol : c'est pas toi qui souhaitais t'y mettre ? Et bien voilà un bon début,allez hop, un dictionnaire et un peu d'imagination, et tu auras une partie de la réponse du Chapitre II à venir ;0)

    Desde Tenerife, 6 meses trás el incendio que arrasó 15.000 hectáreas de monte :

    ENERO, BONDADOSO EN SU AUSTERIDAD

    Esclarece, friolenta, la madrugada.
    Disfrazado de neblina, avanza poderoso
    del Padre Océano el generoso aliento,
    esparciendo lagrimitas, diamantes
    y flor de sal,
    por el monte damnificado,
    alegrando la negrura.

    Descansen, pinos y brezales, laurisilvas...
    Enero bondadoso en su austeridad,
    con brumas atlánticas, ungüentos de rocío,
    de cada raíz sangrienta,
    de cada rama quebrada,
    va, con invernal ternura,
    aliviando las heridas.

    Tiernos y esperanzadores
    empujando las cenizas,
    valientes, a levantarse vuelven,
    diminutos brotes de vida.

    France.

    RépondreSupprimer
  6. FRANCE : je suis loin d'être un spécialiste de poésie et je sais pas si la traduction est vraiment bonne mais j'aime bien !

    ... et si j'ai bien suivi je serais pas loin en effet

    Mais c'est vrai que j'habite dans une région où les feux sont malheureusement très-trop fréquents et que je peux voir le spectacle de désolation après un feu... déjà pourtant sans randonner au coeur de la forêt...

    RépondreSupprimer
  7. Bonjour,

    Merci pour ce blog que je cite sur http://lefenetrou.blogspot.com

    Ma question :
    - Nous recherchons un endroit calme, sans trop de béton
    - Pour séjour début décembre
    - Offrant ciel bleu et température autour de 20°
    - Proche de la côte, 19° ou 20° c'est le super luxe pour ceux habitués à la Bretagne !
    - Proche de commerces (on tente d'éviter d'utiliser une voiture. on voudrait utiliser les transports en commun.)
    - Et bien placé pour visiter la nature, faire des balades en revenant le soir coucher en ce lieu.

    Quel est ce lieu ?

    Je sais j'abuse de la gentillesse de la blogueuse !

    En tout cas, merci

    RépondreSupprimer
  8. REPONSE A AREDIUS : et bien voilà une sympathique perspective hivernale ;0) Alors la "blogueuse" en Chef se trouvant actuellement à peu de choses prés à 20.000 lieues sous les mers, la blogueuse Adjointe vous invite à doublecliquer (voilà un verbe intéressant : il eût fallu que je doublecliquasse...)sur son nom, et tel un "Sésame ouvre-toi" vous tomberez sur ma modeste page qui de fil en page vous mènera jusqu'à mon adresse oú début décembre je pourrai sûrement quelque chose pour vous.

    Un conseil quand même : à Tenerife ne faites surtout pas l'impasse d'une voiture oú vous allez rater toute la magnifique nature oú Dieu merci ne vont pas les transports en commun.

    Et longue vie au fenetrou !

    RépondreSupprimer
  9. La blogueuse adjointe fait-elle partie du
    CO.R.U.P.S.I.S. comité pour la réhabilitation et l’usage (dans le langage parlé) du passé simple et de l’imparfait du subjonctif, fondé à la bastide de Monpazier en Périgord ?

    J'ai trouvé un hébergement à Golf del sud, à 1km de El Abrigo. ...c'est pour la chaleur. Est-ce que ça répond à mes critères ?

    Je viens de passer du temps (je suis jeune et retraité, non, jeune retraité !, plutôt jeune rentier, retraité ç'est bon pour les Napoléon) sur les avis portant sur un hôtel (60 avis). Ici :
    http://www.tripadvisor.fr/ShowUserReviews-g187481-d529061-r64348674-Hotel_Perla_Tenerife-Puerto_de_la_Cruz_Tenerife_Canary_Islands.html#REVIEWS

    J'ai bien aimé les avis divergents. Et surtout les avis des Anglais parlant de la nourriture. Amusant ! Surtout quand on sait que l'on a une semaine, "all inclusive" comme ils disent (mais d'aucuns râlent parce qu'on ne leur a pas mis une bouilloire et du thé dans leur piaule) pour 399 euros en novembre.
    Au reveire !

    RépondreSupprimer
  10. REPONSE A AREDIUS 44 : J'ignorais jusqu'à il y a 3 minutes l'existence même du CORUPSIS périgourdin, mais effectivement je serais bien du genre à prendre la carte de ce Comité là.

    Enfin pour être honnête, j'adhèrerais plus volontiers à une instance similaire mais dans sa version Langue de Cervantes, car voyez vous, je suis une inconditionnelle de l'imparfait du subjonctif espagnol (chacun ses vices et obscures passions) dont l'usage n'est point relégué aux oubliettes du temps jadis, mais d'un emploi absolument incontournable dans le parler de tous les jour (il en va de même pour le passé simple): l'espagnol est également une langue fine,complexe et riche.

    Golf del Sur ? Malheur. Pour la chaleur ok, pour le reste, louez un vehicule et roulez (beaucoup) jeune rentier, car à mon sens on ne fait pas pire dans le genre lieu sorti de nulle part, à des années lumière de la Tenerife authentique que nous aimons sur ce blog : vie locale, petits troquets, gastronomie locale, petits commerces de produits locaux,marchés, villages, culture locales, beaux paysages et belle végetation. On ne fait pas pire non plus quant aux accés aux lieux dignes d'intérêts : tout le massif montagneux à contourner ou à traverser.

    Rajoutons que le "all inclusive" bon marché est entrain de tuer la petite économie locale : tandis que le touriste se gave de bières et de buffet international, son petit bracelet de couleur autour du poignet, les supers petits restos locaux (et autres commerces) bons, pas chers et accueillants ferment les uns aprés les autres frappés à mort par la crise économique et par ce type de tourisme vivant cloîtré entre les 4 murs d'un hôtel,complètement déconnecté de la terre, des habitants, de la langue et de la culture du pays sur lequel il est implanté.

    Si vous souhaitiez un avis... voilà le mien.

    RépondreSupprimer

Merci de laisser quelques gribouilles, cet espace est à vous.