22 déc. 2009

Le Canarien ou la conquête des Îles Canaries par Jean de Béthencourt

Un nouveau livre paru ce mois de novembre qui ravira les amateurs d'histoire et de culture.

Présentation de l'éditeur
Mai 1402. Un navire quitte La Rochelle à destination des Iles Canaries. A son bord, un seigneur normand, Jean de Béthencourt accompagné d un vendéen, Gadifer de la Salle. Quelques années plus tard, Jean de Béthencourt sera « Roy des Isles de Canare ».
« Le Canarien », chronique du XVe siècle, est le récit de cette aventure haute en couleurs.
Traduit pour la première fois en français moderne par Bruno Malfante, ce texte, connu des spécialistes, n'avait jamais été mis à la portée du grand public.
Format 13 x 19 cm



Biographie de l'auteur
Instituteur demeurant à Grainville-la-Teinturière, Bruno Malfante se passionne depuis plus de quinze ans pour l épopée de Jean de Béthencourt. Il est aujourd hui président de l association Jean de Béthencourt Normandie-Canaries.

Liens d'interet :

20 déc. 2009

Navidad en Canarias

Ca y est, le cap du 1er décembre est passé et les rues des villes et villages se parent de décorations de Noël.
C’est plutôt incongru et bizarre de voir des guirlandes alors que le soleil est haut dans le ciel bleu au dessus de la mer … mais ici aussi, tradition oblige, on fête Noël.

Enfin, on fête Noël … parce qu’on fait partie de l’Europe …
En fait, pour les espagnols, il y a deux dates importantes : le 25 décembre et le 6 janvier.


25 décembre … Navidad
Traditionnellement, en Espagne, le 25 décembre, on fête la naissance de Jésus.
C’est une fête exclusivement religieuse, rien à voir avec l’avalanche de cadeaux que nous pouvons connaître en Europe.
En Espagne, et donc aux Canaries, cela ne fait qu’une 30aine d’années que l’on met un sapin enguirlandé dans la maison, et que le père Noël a trouvé le chemin des foyers … mais l’usage n’est pas encore répandu … et la tradition qui prime c’est la nativité et l’arrivée des rois mages.

Dès le 8 décembre, chaque famille s’active autour de la création de la crèche, reconstitution très fidèle de la naissance de Jésus : une bergerie, des animaux de ferme, Joseph, Marie, les rois mages …
A ce sujet, une petite anecdote, ce week-end, je me suis promenée du côté de la jolie petite Eglise de Santiago del Teide.


J’ai pénétré dans ce joli petit édifice … et cachée derrière une avalanche de fleurs blanches en honneur de la vierge fêtée ce jour là … je me suis attardée devant la crèche en préparation. La crèche est immense, elle prend toute la largeur du chœur … une vraie petite bergerie, les statues représentants Marie ou les animaux sont presque de taille réelle ! Et quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’une des poules du bestiaire s’est mise à bouger … à Santiago del Teide, on ne fait pas les choses à moitié ! Le réalisme est poussé à son extrême, des poules vont donc habiter dans l’Eglise jusqu’à l’arrivée du petit Jésus !!!
D’ailleurs aujourd’hui un doute m’étreint … il manquait le bœuf dans la crèche … il va falloir que je retourne voir l’évolution de celle-ci !!!


Bon, reprenons donc le cours du récit, les familles espagnoles font la crèche à partir du 8 décembre … incluant les rois mages … mais ceux-ci ne sont pas dans la crèche évidemment !
Tandis que les autres santons restent immobiles chaque jour jusqu’au 6 janvier, les enfants de la maison vont rapprocher doucement les rois jusqu’à la porte de la crèche.
Le 24 décembre, c’est le jour de la « Noche Buena », toute la famille se réunit autour d’un grand repas, traditionnellement composé d’un dinde ou d’un chevreau. A minuit, direction l’Eglise pour la « messe du coq » célébrant la naissance de Jésus.
Le 25 … la journée est généralement plus calme, on récupère des agapes de la journée précédente. Dans quelques familles … le Père Noël est passé, mais dans toutes les familles … ce sont les rois mages qu’on attend …


Los Reyes Magos ... Mais qui sont ils ?
Je viens de les rencontrer … actuellement ils sont sur un balcon vers Santiago del Teide … J’ai une preuve … voire la photo ci-contre ! C’est sûrement là qu’ils préparent les paquets qu’ils livreront aux enfants le 6 janvier.
En fait, les rois mages, ont été célèbres à partir du moment où ils sont venus couvrir le petit Jésus de cadeaux à l’occasion de son baptême … cela fait donc plus de 2 millénaires.


Replaçons le contexte, nous sommes quelque part en Orient, un quelque part qui pourrait bien être l’Egypte … nos trois amis, que nous appellerons Balthazar, Gaspar et Melchior aperçoivent alors dans le ciel une étoile, ils décident d’enfourcher leurs fidèles destriers, en l’occurrence des chameaux, à la poursuite de cet astre. L’astre les guidera alors jusqu’à Bethléem où au sein d’une étable ils découvrent Marie et Joseph devant un petit être qui n’est autre que Jésus en qui ils reconnaissent immédiatement le nouveau roi des juifs. En signe de respect, ils s’agenouillent devant lui et lui offrent respectivement : Balthazar de la myrrhe, Gaspard de l’encens et Melchior de l’or.
Chacun de ces cadeaux a une signification bien particulière : la myrrhe est une résine parfumée, elle est annonciatrice de la souffrance rédemptrice de l’homme que va devenir Jésus, l’encens symbolise la divinité quant à l’or, il célèbre la royauté.


Ce sont donc ces braves rois qu’aujourd’hui les petits canariens déplacent lentement mais inexorablement vers l’entrée de la crèche.
Le 5 au soir, l’excitation est à son comble … avant d’aller se coucher, les enfants déposent leurs petits souliers sous la fenêtre avec une petite collation, généralement un verre de liqueur et un morceau de gâteau pour chaque roi.
Pendant la nuit, les rois parcourent le royaume espagnol avec leurs chameaux et livrent les cadeaux.


Au petit matin, les enfants découvrent émerveillés les paquets et pour se remettre de leurs émotions dégustent ensuite le Roscon del Reyes … un gâteau tout rond avec une surprise a l’intérieur.
Cela vous rappelle quelque chose ? Eh oui … cette tradition du gâteau est directement inspirée de notre galette des rois française.

Lien d'intérêt :
Le poinsettia, star de Noël sur Vida de Sol
LLegan los reyes, arrivée des rois mages à Tenerife en 2010 sur Vida de Sol

8 déc. 2009

Montagne de Guajara par Leïla et Eric

Un superbe compte-rendu de la randonnée de la montagne de Guajara par un couple de "Bouquetins" qui a suivi à la lettre et avec délectation les indications de France... merci à eux pour ce gentil retour.

La montagne de Guajara nous a bien plu car elle permet d’avoir un joli point de vue sur le Teide et Las Cañadas, tout en se faisant une bonne petite rando sympathique.

La faire en boucle comme indiqué par France sur Vida de Sol est vraiment bien.

Donc on commence tranquillement la rando par toute une partie assez plate sur la piste des Cañadas.
Même si ça peut paraitre un peu longuet, ça permet finalement de s’échauffer et de se mettre dans l’ambiance du paysage qui nous entoure : le Teide et la montagne de Guajara au dessus de nous, les coulées de lave de couleurs différentes, les formes étranges de certains gros blocs volcaniques.

Ensuite, la première partie de la montée se fait au milieu de la végétation par un sentier en lacet agréable. Au niveau du col, prendre le sentier qui suit la crête jusqu’au sommet est très chouette. Il n’a rien de difficile, la montée par moment est un peu plus raide, mais cela permet d’avoir constamment une superbe vue sur l’ensemble du Teide et de toute la plaine qui l’entoure du côté droit et par beau temps sur la gauche un peu dernière nous, l’île de Gran Canaria.

Sur le sommet de la montagne de Guajara, on a vraiment de la place, c’est un sommet en petit plateau, et pas mal venté (en tout cas le jour de notre passage), on peut trouver quand même des petits murets pour s’abriter. Nous avons d’ailleurs trouvé un banc protégé du vent avec une vue droit sur le Teide.
Et là, le panorama est superbe ! Par beau temps, on peut voir les îles, ou alors comme nous, les jeux de nuages qui entourent l’île, et les contrastes que ça crée sont très beau.

La redescente par la barre rocheuse est un peu engagée, assez verticale (on descend vite en dénivelé) avec un peu de vide en dessous puisqu’on circule sur une vire, et au milieu des blocs de roches plus ou moins grosses. On pose un peu les mains, mais ça se fait bien.
Et en étant moins à l’aise, il suffit de le faire plus tranquillement. C’est sympa, on se retrouve à l’aplomb du sommet où on était. Le sentier est moins marqué au sol et on se déplace surtout de cairn en cairn.

On rejoint ensuite au col le sentier « classique » pour redescendre tranquillement en lacets et rejoindre le Parador.

De toute la rando, on garde la vue du côté du Teide.

Par contre, faire la boucle en sens inverse ou juste la montée par la barre rocheuse apparaît moins agréable. C’est le chemin le plus direct pour y monter, mais la dernière partie dans la barre rocheuse est raide.

Dans le sens où on l’a fait, la randonnée nous permet de bien profiter de tout ce qui nous entoure.

Liens d'intérêt
* La fiche de randonnée Montaña de Guajara par France sur Vida de Sol
* Ténérife - Les 60 plus belles randonnées entre mer et montagne., l'incontournable guide Rother Klaus et Annette Wolfsperger (edition juillet 2007) - Excellent pour les descriptions de ses 60 randonnées agrémentées de cartes.