Punta de Teno, le phare du bout du monde.

12/07/16 : suite à l' effondrement de la route sinueuse , l’accès est momentanément interdit au public Punta de Teno est un de mes end...

28 février 2009

Santa Cruz... teasing !!!

Voici un petit article pour vous tenir en haleine à cette sortie de carnaval de Tenerife...

En préparation depuis quelques mois, l'itinéraire de France pour découvrir les ruelles de Santa Cruz, l'article a été écrit et réalisé à 4 mains (et 4 jambes)...
France pour la prose et la connaissance de la cité et ma pomme pour les illustrations et photos.


La mise en bouche arrive, je laisse la place à France de Tenerife Autrement !


Que faire et que voir à Santa Cruz ?
Quelques morceaux choisis.


Nichée entre l’océan et les contreforts du Massif d’Anaga, Santa Cruz de Tenerife peut au premier abord rebuter par l’urbanisation échevelée dont elle fut malheureusement l’objet ces dernières décennies, par ses quartiers périphériques aux allures de banlieue version latine, sans oublier sa fameuse raffinerie de pétrole (mais que ferions-nous sans elle?) et le bric à brac de grues et de containers de son port marchand (…et que deviendrions-nous sans lui?).

Mais ne vous laissez pas tromper par les apparences, et n’hésitez pas une minute à lui consacrer une demi-journée de votre séjour, et l’autre demi-journée à ses environs : vous êtes là au cœur de la vie locale, dans une petite capitale provinciale et tranquille, boisée et fleurie, dans les rues de laquelle il fait bon flâner, faire les boutiques et savourer une “caña” bien fraîche ou un jus de papaye dans un troquet.

Pour avoir longtemps résidé perchée sur un toit idyllique en bordure de l'hyper centre, je me permets de rajouter mon grain de sel aux précieuses informations de Sol en conseillant à nos visiteurs un petit circuit “découverte”, presque entièrement tracé en zone piétonne, à consommer dans l'ordre ou le désordre ....

19 février 2009

Vente de voiture entre particuliers à Tenerife

Voilà, c’est décidé, vous vous installez à Ténérife… très vite vous vous rendrez compte que les joies de la Guagua (les bus locaux) finissent par lasser et que l’automobile devient indispensable.

Vous pouvez alors vous adresser à un des nombreux concessionnaires, où bien trouver l’occasion en or auprès de votre voisin de palier…
C’est à ce dernier cas que je m’intéresse ici, et vais vous développer les démarches administratives passionnantes permettant d’officialiser la transaction !

Signature du contrat

Une fois que le vendeur et l’acheteur se sont mis d’accord sur le prix, il suffit de rédiger et signer un contrat de vente, vous pouvez en télécharger un ici : Contrato de Compra Venta de Coche (une petite recherche sur google vous permet de trouver d’autres modèles, sinon on vous en fournit gracieusement à l’Hôtel des Impôts (Hacienda)
Vous devez y indiquer, noms, adresse et numéro d’identité des intervenants, ainsi que le modèle et la marque de la voiture, sans oublier le prix.

Démarches auprès des Impôts (Hacienda) : Paiement de l’impôt sur les transmissions patrimoniales

Cette démarche peut être accomplie par l’acheteur seul, les frais sont généralement à sa charge.

A Tenerife il faut vous rendre à Santa Cruz de Tenerife à la Oficina de Atención Tributaría.

Les documents suivants vous seront nécessaires :

  • Formulaire 620 (vous pouvez télécharger ici les instructions pour le remplir : Impuesto sobre las transmisiones patrimoniales et l’acheter sur place pour quelques 10aines de centimes d’Euro).
  • L’original et une copie du contrat de CompraVenta
  • L’original et une copie de la Ficha Technica de la voiture
  • L’original et une copie du Permiso de Circulación de la voiture
  • Copie des documents d’identités du vendeur et de l’acheteur
A noter qu’une évaluation officielle sur place du véhicule sera faite sur place pour remplir le Formulaire 620, c’est à partir de cette dernière que l’impôt sur les transmissions est calculé.
Par exemple, pour une Fiat PUNTO de 9 ans et 100.000 km, l’évaluation est de 1100 € et l’impôt de 40 €.

On appose alors un joli autocollant sur votre contrat de CompraVenta et vous donne une copie du formulaire 620 pour vos amis de Trafico.

Démarches auprès de La Préfecture Provinciale de Trafico : le nouveau permis de circulation

Cette démarche est à effectuer conjointement par le vendeur et l’acheteur.

Les pièces à présenter sont les suivantes :
  • Formulaire de demande de transfert du véhicule (fourni gracieusement sur place).
  • L’original et une copie du contrat de CompraVenta de la voiture
  • L’original et une copie de la Ficha Technica de la voiture
  • L’original et une copie du Permiso de Circulación de la voiture
  • L’attestation de paiement de l’impôt de circulation municipal acquittable chaque année
  • Les documents d’identité de l’acheteur et du vendeur

Vous payez alors une taxe (autour de 30 € pour notre célèbre PUNTO) et enfin on vous remet la nouvelle carte de circulation au nom du nouvel acquéreur.

C’est fini !

Pratique

  • Oú sont les administrations ?
Bonne nouvelle, c’est dans un mouchoir de poche, les deux administrations pouvant être rejointes en moins de 15 minutes à pied…
* Gobierno De Canarias - Consejeria De Economia Y Hacienda‎
Avenida José Manuel Guimerá 10, 38003 Santa Cruz De Tenerife, Spain‎ - 922 473 200‎
* Jefatura Provincial de Trafico
C/ Heliodoro Rodríguez López 34, 38005 Santa Cruz De Tenerife, Spain‎ - 922 227 840
  • Quand y aller ?
Si on s’y prend tôt le matin, en arrivant vers 9h à l’agence des impôts, on peut avoir fini avant 11h.

  • Et si vous n’avez pas envie ?
Il y a toujours la solution de transmettre tous le dossier à une gestoría qui se fera un plaisir de parcourir les couloirs administratifs pour vous, moyennant finance évidement !

Pour la petite histoire, je viens d apprendre que ladite FIAT est de nouveau en vente (10 ans - 100.000 km), si intéressés me contacter pour mise en relation !


Liens d'intérêt
- Coche en Canarias, source de la plupart de ces informations (en espagnol) - hormi l'expérience bien sûr !

06 février 2009

Garachico, Puerto Rico

Garachico est une ville chargée d’histoire, ce fut le port le plus important de l’île jusqu’à l’éruption du volcan Garachico en 1706.

La ville a été créée en 1496, c'est-à-dire juste après la conquête de l’île, par un banquier de Gênes, Christobal del Ponte.

La splendeur et le faste de la ville lors de son développement furent tels que les historiens se plaisent à rappeler qu’une rue entière fut pavée de marbre.
Seulement les nobles pouvaient s’y promener excepté les vendredis durant lesquels le peuple y accédait pour recueillir l’aumône.
On y trouvait un important port, des hangars, 5 couvents, un hôpital et de nombreuses maisons bourgeoises.

L’éruption de 1706

Ces développement et opulence de la cité l’amenèrent à prendre le nom de « Garachico, Puerto Rico », jusqu’à la date fatidique du 5 mai 1706.
Le volcan Garachico entra en éruption, déversant coulées de lave et autres matériaux incandescents sur la ville. Aucune perte humaine ne fût à signaler, néanmoins, à compter de cette date Garachico perdit son hégémonie.

Bien d’intérêt culturel

Aujourd’hui il est reste agréable de se promener dans le cœur historique de Garachico épargné par l’éruption.

Depuis 1994, la ville est classée bien d’intérêt culturel dans la catégorie d’Ensemble Historique par le Gouvernement Canarien.
On peut y découvrir et visiter de superbes bâtiments, la plupart se concentrant autour de la superbe place de la Liberté, comme :

• le couvent de Saint François d’Assise (actuelle Maison de la Culture) - 1
• le Couvent des sœurs de l’Immaculée Conception et des Franciscaines 2
• le couvent de Santo Domingo de Guzmán - 3
• l’église mère de Santa Ana du XVIII – 4
• le Domaine du Lamero - 5
• les moulins à eaux - 6
• la Maison des Marquis de la Quinta Roja (Actuel Hôtel) - 7
• la Maison des marquis de Villafuerte - 8
• la Maison de la Piedra - 9
• la Maison de la famille de Christobal del Ponte, fondateur de la ville - 10
• la Maison des Condes de la Gomera -11
• le Parc de l’ancienne Porte de Terre -12
• le Fort de San Miguel - 13

Au détour des ruelles on découvre aussi avec délectation d’élégantes maisons aux spacieux patios fleuris, balcons et fenêtres richement travaillés.

La ville a toujours porté un soin particulier pour préserver ce riche patrimoine, ce qui lui a valu de se voir décerner la Médaille d’Or des Beaux Arts par le Sa Majesté le Roi Juan Carlos I en 1980.

La mer omniprésente

Hormis ce patrimoine, la ville est définitivement orientée vers la mer.
Le port fut un des plus importants de l’île jusqu’à l’éruption, c’était le point de départ vers les Amériques de toutes sortes de marchandises, en particulier de vins d'appellation Daute (ancien nom du mencey Guanche) et de sucre.
C’est ainsi que de nombreux vénézuéliens et cubains immigrèrent à Tenerife. On trouve encore aujourd’hui de nombreuses traces de leur présence, les actuels habitants de Garachico sont un joli amalgame de ces cultures croisées, en témoignent la statue de Simón Bolivar et de nombreux termes sud-américains sont passés dans le langage courant comme guagua encore utilisé de nos jours pour les bus sillonnant l’île.
Aujourd’hui, la principale attraction restent les piscines naturelles del Caletón formées dans la lave et aménagées qui se remplissent au gré des marées.

Liens d’intérêt :

Garachico sur Wikipedia
Office du tourisme de Tenerife
Office du Tourisme de Tenerife, promenade en centre ville de Garachico
Garachico et sa réalité un site en espagnol actualisé régulièrement sur la vie de la municipalité
300 años del Volcán de Garachico, excellent article sur l histoire de Garachico, on ne peut plus complet... en espagnol
Villa y Puerto de Garachico, un blog actualisé régulièrement consacré entièrement à l'actualité de la ville... en espagnol aussi
Éruption du volcan Garachico sur Vida de Sol


Dernières mises à jour : présicions sur le volcan Garachico (30 mars 2009)