26 nov. 2009

Les Mysteres de Tenerife de Lazaro Martin Manca

Un petit clin d'œil littéraire... c'est bientôt Noël et l'époque des cadeaux, faites vous donc plaisir et replongez vous dans l'univers canarien et ce nouveau livre sorti ce mois de novembre 2009 : Les Mystères de Tenerife.

Présentation de l'éditeur
Tenerife, ses charters, ses plages bétonnées, son volcan, ses mystères, et Vicente Clavijo Rodriguez, sorte de détective privé, plus intéressé par les parcours de golf que par la recherche de clients. Mais il faut parfois se mettre au boulot. Alors l'ancien flic de Barcelone passe à l'action et enchaîne les enquêtes, où se dévoilent les drames, les lubies et la folie des hommes. Vicente, à la fois dilettante, drôle et généreux, aime la vie, aime les gens, aime son île, mais ne peut s'empêcher de jeter un regard acide et lucide sur Tenerife et ses habitants. Ses aventures, parfois sombres, parfois légères, sont souvent teintées de ce réalisme magique emprunté aux grands auteurs sud-américains.


Biographie de l'auteur : Lázaro Martín Manca
Lázaro Martín Manca est né à Tenerife dans les années 60. Il a passé son enfance et sa jeunesse en Catalogne. Pendant 20 ans il a travaillé dans un musée avant de retourner à Tenerife s'occuper d'une concession de location de voitures. Il écrit et joue au golf.

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Ils en parlent ...

19 nov. 2009

Il y a 100 ans… l'éruption du volcan Chinyero

Ce 18 novembre 2009, Tenerife a célébré le centenaire de la dernière éruption volcanique de l’île, celle du Volcan Chinyero.

De nombreux actes commémoratifs sont à l’affiche, dont certains directement organisés par les communes de Santiago del Teide et d’ El Tanque, qui furent les plus directement menacées par les laves.

Ainsi sont au programme : inauguration d’un Centre des Visiteurs sur la commune de Santiago (« La casa del Patio » ), expositions photographiques itinérantes, randonnées pédestres, rénovation de la signalisation des sentiers de la « ruta de los volcanes », conférences, et toute une panoplie de manifestations qui culmineront par la célébration du VIème Congrès International « Villes et Volcans » (« Cities on Volcanoes » , rencontres parmi les plus importantes de la planète, sur la gestion des risques volcaniques dans les territoires fortement peuplés) du 31 mai au 04 juin 2010, à Puerto de la Cruz.

Ce 18 novembre 1909…

“Il était environ 14h30… J’étais en train de tailler une pièce de bois quand j’ai senti la terre trembler sous mes pieds…puis j’ai entendu comme un cri strident, j’ai levé les yeux au ciel croyant qu’il s’agissait d’un vol de pigeons… à ce moment la hache a commencé à tressauter seule contre le bois…des bergers de Las Manchas sont arrivés en nous criant « allons-nous en, c’est pas bon signe ! »… et juste à ce moment là, le volcan a explosé !
Des graviers brûlants ont commencé à nous tomber dessus, et nous sommes partis en courant ! ».

Ce que José Hernandez Lorenzo, de San José de Los Llanos, vient de vivre, ce sont les premières minutes d’une éruption qui va durer une dizaine de jours, modifiant le paysage environnant que vont parcourir d’énormes coulées de laves incandescentes, causant panique et fascination parmi la population locale et bien au-delà, et qui laissera une profonde empreinte enveloppée de traditions et de légendes qui perdurent, dans les villages de l’Ouest de Tenerife.

Le « Diario de Tenerife », organe de presse de l’èpoque, reflète dans son édition du 19 novembre la confusion totale sur le lieu exact de l’éruption (il
faut imaginer les voies de communication terrestres du début du XXème siècle dans le relief montagneux de l’île), ainsi que le désarroi des villageois, exprimé entre les lignes des télégrammes adressés au Gouverneur de Santa Cruz (Capitale de la Province) par les maires des village environants.

A 23h20, un télégramme du maire d’Icod confirme que toute la population de la Vallée de Santiago del Teide, d’Araguayo et de Tamaimo a déserté les lieux, fuyant vers la côte. Dans la précipitation, les portes des habitations sont restées ouvertes, les animaux abandonnés, livrés à eux-mêmes…

Tous les villages ne possédant pas de moyen de communication aussi « modernes » que le télégramme, les nouvelles vont également circuler grâce aux vaillantes « palomas mensajeras » (pigeons voyageurs) dont l’élevage est une tradition sur Tenerife. Afin de rendre hommage à la force de leurs petites ailes, à leur instinct, et au rôle qu’elles ont joué durant ces jours dramatiques, salué dans tous les récits de l’époque, un lâcher de « palomas » aura lieu ce 18 novembre, au sommet du cratère du Volcan Chinyero.

Lire la suite sur Vida de Sol : Éruption du Chinyero (Chapitre II)

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