Punta de Teno, le phare du bout du monde.

12/07/16 : suite à l' effondrement de la route sinueuse , l’accès est momentanément interdit au public Punta de Teno est un de mes end...

20 avril 2009

Paques a Tenerife

Le mois d’avril arrive ce sont les premières vacances à la sortie de l’hiver.

Les avions débarquent leurs passagers avides de soleil et de plage, mais en cette période de l’année ce sera aussi pour eux l’occasion d’aller à la rencontre de la culture canarienne.

Effectivement c’est à ce moment de l’année, et plus précisément entre le Dimanche des Rameaux et celui de la résurrection que les canariens célèbrent la Semaine Sainte (ou Semaine de Pâques).

Évangélisation de la population

C’est un fait, cette tradition ne vient pas des guanches, les aborigènes qui vivaient sur les îles en croyant aux divinités et esprits de la nature jusqu’à l’arrivée des conquistadors au XVeme siècle.
Ceux-ci se lancèrent alors dans une évangélisation systématique des îles qui furent converties les unes après les autres.

Concernant la célébration de Pâques, aujourd’hui encore très marquée, chaque île a su conserver des traditions qui lui sont propres, et on trouve même des spécificités d’une commune à l’autre.

La Semaine Sainte à Tenerife

Historiquement, les colons se sont installés dans le nord de l’île, et les premiers pas des catholiques furent marqués par la construction du Couvent de San Miguel de Las Victorias à la Laguna en 1506.
Historiquement les processions de La Laguna furent donc les premières pour célébrer Pâques et aujourd’hui encore elles ont conservé leurs traditions. A voir en particulier le Jeudi Saint avec l’exposition des Monuments d’Eucharistie, véritables chefs d’œuvre d’orfèvrerie de l’île et le Vendredi Saint pour sa procession de la statue du Cristo de la Laguna (Louis Der Vulle 1714).

On retrouve nombreuses célébrations et processions tout autour de l’île en particulier dans les villes de La Orotava, Guïmar et Los Realejos.

La Croix du Christ d'Adeje

Pour ma part c’est à Adeje dans le Sud de l’île que j’ai assisté à une de ces scènes de dévotion…
La rue principale de la ville est bloquée à la circulation, mais ayant prévu mon coup j’arrive une bonne heure avant le début de la procession. Bien qu’ayant réussi à garer mon véhicule c’est non sans mal que je parviens à atteindre la rue stratégique.
Les balcons ont revêtus leurs plus beaux tapis et la rue s’est parée de rambardes, quelques personnes éparses commencent à arriver, cette étrange population commence à se mélanger. Le touriste rougeoyant qui vient de quitter le bord de sa piscine turquoise et la vieille canarienne dont la ferveur transpire par tous les pores !

Plus l’heure de la procession se rapproche, plus la foule se densifie, et là j’ai l’impression de me retrouver au concert de Jean Michel Jarre « Paris-La Défense » !

Alors que j’étais arrivée dans les premiers, que j’attendais sagement stratégiquement positionnée pour ne rien rater du spectacle, je me suis retrouvée reléguée vers l’arrière par un couple de grosses allemandes qui ne m’ont pas vue, piétinée par une petite anglaise que les parents ont incitée à se coller sur la rambarde et même la fervente canarienne m’est passée devant ! Tout le monde veut voir, c’est un fait !

Enfin, je réussi à me percher sur un banc, en retrait et je ne rate rien du défilé !

Tout d’abord, comme pour le son précède, tout le monde se penche pour tenter d’entrapercevoir les premiers du défilé !
Les voilà qui arrivent… les pleureuses… elles ouvrent la procession.



Elles précèdent le Christ croulant sous le poids de sa croix entouré par un méchant centurion et un gentil cameraman déguisé :op



Enfin, le peuple de Nazareth suit, recueilli… entourant une Marie éplorée.

Voilà c’est la fin, l’Orchestre ferme la procession et la foule se referme derrière lui.

Tous se dirige vers la place du village ou une scène attend, la reconstitution de la crucifixion du Christ est en marche.
Chaque année ce sont plus de 300 comédiens qui participent à cette reconstitution de la passion du Christ à Adeje et 15.000 personnes fervents comme touriste qui viennent assister à cette tradition canarienne.


05 avril 2009

Las Galletas, tranquille port de pêche

las galletas portSitué à la pointe sud de l’île de Tenerife, dans le canton d'Arona, le villlas galletasage de pêcheurs de Las Galletas a su préserver calme et sérénité, à quelques kilomètres à peine des gros complexes hôteliers de Las Americas et Los Cristianos.

Un charme désuet plane sur le lieu, qui s’éveille chaque jour avec le pittoresque marché aux poissons au bord du port.


Le port quant à lui, est rutilant neuf.

Ses couleurs en harmonie avec l’environnement, rappellent le bleu du ciel et le noir de la pierre de lave, ont fait travailler les langues ici… perso, j’aime beaucoup !
Le port accueille aujourd’hui, en plus des bateaux de pêcheurs, des voiliers de passage, le célèbre sous-marin jaune en détresse et de nombreux bateaux de plongée sous-marine !

Effectivement, à cet endroit de l’île de nombreux sites de plongées font rêver les passionnés depuis des décennies (Las Rayas, la Cruz San Miguel, Atlantida Drift ou bien l’épave du Condesito pour ne citer que quelques uns).
Les plongeurs n’auront que l’embarras du choix pour les clubs qui sont légion dans le village…
évidement j’ai ma petite préférence :o)

Il est agréable de flâner le long de la promenade et de s’arrêter à un des nombreux cafés qui la bordent.

las galletas promenade

Les plus téméraires s’enfonceront dans les ruelles plus anciennes, paradis des enfants !

las galletas enfants

Le centre ville lui, offre quelques rues piétonnes bordées de magasins.

las galletas tenbelLas Galletas, c’est aussi Ten Bel…

Cette architecture digne des années 70, époque à laquelle nos amis belges ont construit ce petit paradis aux prétentions gigantesques (ben oui, TenBel n’est autre que l’acronyme de Tenerife Belgique).
Aujourd’hui malheureusement, le tout tombe en désuétude, les bâtiments partagés entre exploitations hôtelières, copropriété et multipropriété semblent parfois laissés à l’abandon…
A ce sujet, je vous conseille de lire l'article et regarder la vidéo sur Vida de Sol : TEN BEL, parc fantôme.

Une autre curiosité de Las Galletas, ce sont ces plaques en céramiques qui ornent les façades, je vous en ai récolté quelques unes… à vous d’enrichir la collection si le cœur vous en dit !


Liens d’intérêt